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Cyceron : moteur d’une recherche inventive à Caen

Publié le 31 juillet 2026

Située à Caen, au sein du Science Park EPOPEA, la plateforme d'imagerie Cyceron est un laboratoire scientifique majeur du territoire de Caen la mer. Découvrez Maxime GAUBERTI, chercheur au GIP Cyceron, qui défend une approche inventive de la recherche. Natif de la ville aux cents clochers, il a choisi de développer à Caen des travaux ambitieux, reconnus en 2024 par deux bourses prestigieuses. Sa vision ? être au service d' une médecine plus humaine et plus efficace.

 

[Dans cet entretien issu du magazine Osez Caen Normandie, partez à la rencontre de Maxime GAUBERTI et découvrez la plateforme d’imagerie Cyceron].

Rester à Caen, un choix assumé

Double lauréat du programme Impulscience de la Fondation Bettencourt Schueller et d’une bourse ERC Consolidator Grant du Conseil européen de la Recherche en 2024, Maxime GAUBERTI place la recherche caennaise sur la carte internationale. Il mène ses travaux à Cyceron, au coeur d’EPOPEA, au nord de Caen.

Né à Caen, il a effectué tout son cursus dans sa ville. Thésard à 23 ans, il a déjà passé vingt ans à Cyceron aux côtés de Denis VIVVIEN, le directeur de son laboratoire. Un parcours qui aurait pu lui donner des envies d’expatriation vers des centres de recherche mieux dotés.

  • « La mobilité des chercheurs fait partie du parcours classique. J’en suis le contre-exemple », explique-t-il. Et pour cause, à Cyceron, il dispose d’un équipement unique au monde.
  • « Ici, nous avons des IRM, des échographies ultrasensibles, de la photo acoustique, de l’imagerie à particules magnétiques et le cyclotron. Le fait que Caen ait tout ce matériel accessible pour les chercheurs est exceptionnel. »

Au-delà d’un équipement de pointe dont la communauté scientifique s’accorde à reconnaître l’excellence, la recherche à Caen ne se fait pas seulement dans les laboratoires : elle se pense pour les patients, pour le territoire et pour l’avenir. Maxime GAUBERTI incarne cette nouvelle génération qui fait dialoguer excellence académique, retombées concrètes sur la santé et ancrage local fort.

De la découverte au patient : accélérer le temps

  • « Entre 2020 et 2024, j’ai partagé mon temps au CHU dans le service de radiologie médicale et ici à Cyceron pour mes travaux de recherche », dit-il. Une double casquette qui explique sans doute sa volonté de « développer un produit pour régler un problème pour les patients ».

Pour cela, il est entouré d’une équipe pluridisciplinaire qui s’affaire quotidiennement dans les laboratoires. L’objectif est clair : accélérer le passage de la découverte scientifique à un protocole applicable au patient. Un enjeu majeur de santé publique.

Une méthode qui fonctionne puisque depuis l’obtention de ses deux financements par la fondation Bettencourt et le conseil européen de la recherche il y a un an, les recherches (lire ci-contre) ont produit des résultats
concrets.

  • « Nous avons des demandes de collaboration qui viennent de France et de l’étranger », se félicite Maxime GAUBERTI. Une réussite collective, partagée avec ses équipes originaires d’autres régions françaises, d’Espagne mais aussi avec « un écosystème scientifique caennais particulièrement dynamique, à taille humaine, où les collaborations sont facilitées », souligne-t-il.

La proximité entre chercheurs, médecins, ingénieurs et étudiants favorise l’innovation et la circulation des idées. Le territoire de Caen la mer bénéficie ainsi pleinement de cette recherche de haut niveau, qui participe à son attractivité académique, à son rayonnement scientifique et à son image de pôle d’excellence en santé.

Sonder le système immunitaire par l'imagerie médicale

En 2024, les travaux de Maxime Gauberti ont été distingués par deux financements scientifiques majeurs : une bourse de la Fondation Bettencourt Schueller et une autre du Conseil européen de la recherche. Deux reconnaissances qui saluent une même ambition : rendre visibles les premiers signaux de la maladie pour améliorer la prise en charge des patients.

 

Aujourd’hui, l’imagerie médicale permet de voir des organes ou des lésions, mais elle peine encore à observer l’activité du système immunitaire, pourtant au coeur de nombreuses pathologies. Le projet soutenu par la Fondation Bettencourt repose sur une idée inspirée du vivant : développer de minuscules particules capables de circuler dans le sang comme des globules blancs et de se fixer là où une inflammation est en cours. Chargées en agents de contraste, elles rendent ces zones enfin visibles en imagerie et permettent de diagnostiquer une pathologie, de suivre son évolution et d’engager les traitements adaptés.

 

Pour sa part, la bourse européenne finance un programme consacré à des regroupements anormaux de cellules immunitaires (semblables aux ganglions lymphatiques) qui apparaissent dans certains cancers et maladies chroniques. Mieux les détecter permettrait de comprendre l’évolution de la maladie et, à terme, d’orienter vers des traitements plus ciblés.

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Crédit photo : Cyceron 

 

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Cet article est extrait du Magazine Osez Caen Normandie : LA LIBERTÉ S’EST GAGNÉE ICI

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